19. L’éducation est plus importante que la formation


Concernant le fait que l’éducation de l’homme qui ennoblit le caractère humain, est plus importante que la formation qui touche tous les autres domaines de la pensée et de l’action humaine, Platon, philosophe de la Grèce Antique, a écrit dans son ouvrage intitulé De l’éducation et de la famille : « Un législateur de doit pas permettre que l’éducation soit mise à l’écart ou qu’elle devienne un emploi secondaire, il est nécessaire de la soigner régulièrement (…). Mais si l’éducation subit une déchéance un jour et qu’il est possible de la soutenir à nouveau, chaque individu doit s’en efforcer toujours et pendant toute sa vie. Seule l’éducation continuelle aux vertus morales mérite la dénomination éducation. » Notre J. A. Komenský, lui aussi, a donné plus d’importance à l’éducation qu’à la formation. « Tout manque d’éducation spirituelle, soit morale, est un anéantissement des hommes, des familles et des nations. » L’opinion de T. G. Masaryk continue d’être d’actualité encore de nos jours : « La vrai démocratie repose sur la morale. L’évolution de la démocratie consiste en l’évolution de l’école. L’Etat doit servir à des fins morales. On dit qu’une bonne école économise l’argent dépensé pour la criminalité, les hôpitaux, les hospices. » La priorité de l’éducation à la formation résulte également de la phrase qui dit qu’un vaurien instruit est plus dangereux pour la société qu’un vaurien non instruit. L’augmentation de la répression au lieu d’une prévention éducative est une preuve de la négligence de l’éducation régulière, basée sur la Loi morale naturelle (ci-après la Loi). Et si nous disons la Loi, nous entendons par là également le Législateur, car une loi en vigueur ne se passe pas d’un législateur. Une attitude positive envers la Loi et le Législateur forme une limite entre l’éducation régulière, soit démocratique, et l’éducation irrégulière qui ne reconnaît pas l’existence de la Loi et qui déduit les normes morales de son pouvoir humain, tout comme nous l’a démontré l’histoire totalitaire récente de Russie et d’Allemagne. M. S. Gorbačov a formulé toute tentative de réforme de la santé morale de la société comme suit : « La plus importante tâche de nos jours est d’élever l’homme spirituellement, de respecter son monde intérieur, de raffermir ses attitudes morales. Nous n’allons atteindre rien tant que par imposition des valeurs morales … la société ne sera pas assainie. La démocratie est aussi une purification morale de la société, une rénovation de sa santé morale. » Nous pouvons nous rappeler également les mots que le premier ministre Václav Klaus a prononcés lors de son discours de vœux du nouvel an en 1993 (voir Mladá fronta DNES du 3 janvier 1993) : « L’Etat tchèque indépendant commence son existence et cela dépend de nous, de nous tous, comment il sera, ce que nous allons investir en lui, à quel point l’attitude envers sa création qui dominera en nous sera constructive. Je voudrais mentionner trois moments qui vont prédéterminer notre avenir. Nous avons réussi à : premièrement, réinstituer la pluralité politique, deuxièmement, mettre en marche et réaliser, d’une part importante, la réforme économique, et troisièmement : Il s’agit d’un engagement de la renaissance spirituelle de la société tchèque, de son retour aux racines de notre existence étatique et nationale, de son retour aux traditions européennes. Je pense notamment à la tradition chrétienne au sens le plus large du mot. » Ce troisième point cadre avec l’opinion de T. G. Masaryk : « Je ne sais pas imaginer un des nôtres qui pousse sans connaître Jésus-Christ et sa doctrine. Celui qui ne connaîtrait pas la religion chrétienne, serait, en effet, un étranger sur notre terre culturelle. Jésus-Christ, non César – c’est le sens de notre histoire et de notre démocratie. » Ici, il faut souligner la différence entre la doctrine de Jésus-Christ et les doctrines des Eglises chrétiennes les plus diverses implantées dans le monde. L’opinion actuelle sur l’éducation est reprise d’Ivan Hoffman, commentateur du Deník : « Il est nécessaire d’éliminer la goujaterie du milieu scolaire et de réintroduire la politesse parmi les élèves. De ne pas permettre la brimade. D’exiger la morale. D’apprendre aux enfants à se défendre contre les infirmités agressives de la civilisation. De tenir à ce que les jeunes respectent les âgés. C’est ce dont l’école doit s’occuper. Les maths vont attendre. » (DENÍK du 1er juillet 2010). Le fait que l’éducation à base de démocratie et de Loi est en conformité avec le plan cosmique d’évolution de l’empire humain sur la planète Terre, est l’argument le plus important soutenant la priorité de l’éducation à la formation. C’est le sens principal de notre naissance et de notre vie sur la planète Terre.

L’éthique, en tant qu’une science spirituelle de la morale théorique, pratiquée par les hommes et les nations de diverses manières, représente le pilier porteur de l’opinion mondiale réellement démocratique. L’éthique de la Loi peut se passer de la religion, tandis que la religion ne peut se passer des normes éthiques, soit morales, de la Loi. A défaut de reconnaître la Loi, même la religion peut devenir la proie de l’obscurité, c’est-à-dire du terrorisme qui tue au nom de la Loi. Nous rencontrons cette erreur tragique d’évolution dans l’histoire de la religion chrétienne ou dans l’islam contemporain. Il est valable aussi dans ce cas qu’une bonne fin de doit pas justifier les mauvais moyens utilisés.

La vraie démocratie n’est pas un gouvernement du peuple ni de partis politiques, mais elle est le règne de la Loi disposant d’une seule priorité pour tous les partis politiques démocratiques. Cette priorité est l’éducation régulière, soit démocratique, basée sur la Loi. La démocratie et ses institutions (Corps législatif, gouvernement, justice) peuvent être décrétées, mais il est impossible de décréter les démocrates. Ceux-ci sont à éduquer.

Il est possible de comparer l’opinion mondiale démocratique à la lumière, l’opinion mondiale non démocratique pouvant être comparée à l’obscurité. La lumière crée un rayonnement électromagnétique qui est produit par l’électricité (papa) et le magnétisme (maman). L’obscurité n’a pas de parents. L’obscurité n’est qu’un manque de lumière entraîné par les obstacles posés à la lumière en nous et en dehors de nous. C’est notamment le matérialisme qui est opposé à l’opinion mondiale démocratique, soit éthique.


František Venzara, Štěpánov près d’Olomouc

 

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