14. LES VALEURS VIVANTES DE LA TCHECOSLOVAQUIE DE MASARYK


déterminantes pour le 21ème siècle même


1. Détruisons l’ignorance, pour que l’ignorance ne nous détruise pas. (J. A. Komenský - str. 11)

2. La politique se fonde sur la conduite morale et sa tâche principale est d’élever les citoyens dans ce sens. Le but des Etats est la paix, non la guerre. (Platon, 427-348 avant notre ère, p. 20)

3. Si vous vivez dans un business corrompu, vous vivez dans le despotisme. La seule voie pour sortir de la crise actuelle est un retour à la vraie moralité et à la démocratie. (G. Vidal, écrivain, USA, 2008, p. 25)

4. Un progrès sans moralité, un désordre moral ont entraîné le chaos au soir du 21ème siècle. Il y a eu un effondrement de presque toutes les valeurs traditionnelles. L’éthos de la consommation prétend remplacer les normes éthiques. Les forces désintégrantes créent un style de vie d’autosatisfaction individuelle sans barrières morales. (Zbigniew Brzezinsky, Sans contrôle, p. 25)

5. La force intérieure d’une nation réside dans son érudition, son aisance, son application et ses bonnes mœurs. (K. Havlíček Borovský, p. 66)

6. Les sept pêchés mortels de la civilisation contemporaine: 1. Enrichissement sans travail. 2. Jouissance sans conscience. 3. Connaissances sans caractère. 4. Commerce sans moralité. 5. Science sans humanité. 6. Religion sans miséricorde. 7. Politique sans principes. (Mahatma Gandhi, 1869-1948, p. 69)

7. J’ai parfois l’impression que se crée un modèle de totalitarisme global qui a un seul but très significatif: une débilisation absolument systématique et programmée …il s’agit d’une „trahison des intellectuels“ … (Z. Mahler, Le droit 31. 12. 1999, p. 72)

8. Parmi les influences idéologiques plus larges subies par Masaryk, il est nécessaire de mentionner sa foi profonde dans les principes chrétiens de base, son attitude critique envers le fatras clérical irrationnel empilé sur ces principes et sa compréhension éclairée de l’importance du potentiel moral, spirituel et intellectuel des hommes, qui est resté chez la plupart non développé en conséquence d’une éducation insuffisante. Par expérience, nous savons que le libéralisme accentue d’autres valeurs que la démocratie, qu’il n’a, au juste, pas besoin de la démocratie pour exister. La perception libérale de la vie et du progrès (de même que la perception marxiste) repose avant tout sur des bases économiques, philosophiques matérialistes et oublie et ignore totalement les dimensions morales, spirituelles et culturelles de qualité de la vie humaine. Masaryk a toujours reconnu l’importance des institutions démocratiques (parlement, droit de vote universel, partis politiques, élections libres, lois bien formulées, presse libre, etc.). Mais, pour une démocratie efficace, il les considérait comme insuffisantes, pouvant être détournées. Un certain mode de pensée, incluant le respect du potentiel spirituel et moral des individus et de l’ensemble, le principe d’égalité, le principe de responsabilité pour soi-même et pour les autres, la sensibilité sociale, est souhaitable. Les idéaux humanistes mènent à des conditions sociales et politiques permettant un développement positif (notre remarque: c’est-à-dire un développement menant à des idéaux démocratiques) de la plupart des individus et de toute la société. En démocratie, il est inadmissible que la majorité soit l’intermédiaire des intérêts et des privilèges d’une petite minorité. Le principe de justice, qui est le centre de la démocratie, inclut également la justice sociale. L’Etat doit également être la garantie que la richesse créée depuis des générations par le travail commun ne sera pas volée par des intérêts privés ou étrangers, que tout, ou presque tout, ne sera pas réduit à n’être que des marchandises. La politique devrait reposer avant tout sur des bases morales. (De la contribution de Marie L. Neudorflová Ph.D. Réalisme du concept de démocratie humaniste, p. 87-93)

9. Si nous voulons parler de progrès, ne nous gargarisons pas du nombre d’autos ou de lignes téléphoniques, mais plutôt de la valeur que possède la vie humaine pour nous et notre civilisation. (K. Čapek, 1929, p. 93)

10. La démocratie n’est pas qu’un droit, mais aussi une obligation. Choisissez avec soin les chefs à qui vous confiez votre destin. (A. Švehla, trois fois premier ministre de la République tchécoslovaque)

11. E. Beneš était convaincu que la société démocratique considère l’être humain comme prioritaire et essentiel et l’Etat et la collectivité sociale comme secondaires. L’homme politique est et doit être un philosophe et sa politique doit être une philosophie. Beneš a toujours été partisan du concept selon lequel la démocratie possède en substance un caractère spirituel, que la démocratie tend dans ses points de vue théoriques et philosophiques à une certaine interconnexion, une synthèse entre les manifestations spirituelles et matérielles, et, en tous les cas, doit refuser l’accentuation univoque des facteurs matériaux et économiques. E. Beneš n’a jamais renoncé à l’idée selon laquelle l’humanisme est, à côté de l’idée de Dieu, la valeur suprême que le monde a et peut avoir. (Prof. PhDr. Jaroslav Hroch, CSc., p. 101-105)

12. Nous devons prendre conscience du fait que le „but de l’humanité est de parvenir à un vrai humanisme, une humanité, se manifestant dans l’éducation et la moralité.“ L’édification d’un Etat national fait partie du processus démocratique, la vraie démocratie est subordonnée à l’humanisme, elle est un intermédiaire (une méthode) de culture de la vie humaine et du monde. La démocratie, tout comme la politique, doit avoir, selon T. G. Masaryk, une base éthique. La condition des futurs Etats-Unis d’Europe est, d’après T. G. Masaryk, la démocratisation de la société européenne La base du processus d’intégration est la collaboration régionale des petites nations, avant tout entre l’est et l’ouest, dans la zone de l’Europe centrale, où commence l’essentiel pour notre avenir, à savoir la renaissance intérieure de l’individu. E. Beneš acceptait l’humanisme de T. G. Masaryk en tant qu’objectif de l’histoire nationale et mondiale. En démocratie, l’humanisme est la valeur suprême. Dès les années vingt, E. Beneš avertissait que la démocratie ne peut être garantie par certaines institutions. La démocratie, ce sont les gens, leur mode de pensée, leurs leaders démocrates. (PhDr. Marta Goňcová, CSc., T. G. Masaryk, E. Beneš et les projets d’intégration internationale, p. 106-110)

13. La base du développement universel de la vie culturelle dans chaque société moderne, respectivement Etat, est l’école. (PhDr. Ivan Kamenec, Csc., p. 118)

14. Ce qui se joue sur la scène politique tchèque mène notre patrie dans le précipice. „Ces derniers temps, nous observons une hausse considérable de la malhonnêteté, de l’irresponsabilité, du pillage brutal, de l’agressivité et de la vulgarité. Les valeurs qui ont été considérées pendant des siècles comme réelles, sont mises de côté. Une éducation insuffisante et une largeur de vue générale restreinte entraînent une dégradation de la population en foule irréfléchie de consommateurs de tout ce qu’il est possible et impossible de consommer, créent un sol fertile pour les divers escrocs, extrémistes, sont une source d’ignorance et d’agressivité.“ (De l’appel de plus de 150 personnalités de premier plan, pédagogues universitaires, scientifiques et artistes, publié en février 2008, p. 131)

15. La bureaucratie est, dans un sens positif, comprise comme un mode réaliste de gestion et d’administration. „L’avenir de la république et de notre nation consiste en une politique intérieure, en la manière avec laquelle nous arrivons à administrer l’Etat, … L’Etat n’est pas le but ultime et suprême des efforts humains, mais un intermédiaire nécessaire de la vie culturelle sociale. Les fonctionnaires doivent être un exemple pour les citoyens.“ (TGM en 1922). Les mots de Beneš étaient déjà plus critiques : „En démocratie, c’est avant tout la bureaucratie qui doit être vraiment démocratique. Le plus grand désastre de la bureaucratie a toujours été la corruption. Le taux élevé de corruption est lié à la criminalité économique. En conséquence du processus électoral alternent les régimes, les combinaisons gouvernementales, les constellations de partis. Les caractères plus faibles s’y soumettent très facilement et tombent dans un tournoiement sans caractère selon le climat politique. Ils se politisent le plus souvent en réclamant une promotion en courant derrière les partis politiques. Ailleurs, les partis politiques, eux, politisent la bureaucratie en y occupant des „positions“ avec leurs gens. La démocratie a besoin d’une démocratie éclairée, objective, inconditionnellement au-dessus des partis, certes, entièrement loyale à l’Etat et à chaque gouvernement en tant que régime provisoire , mais différenciant les tâches permanentes et les intérêts de l’Etat et les besoins transitoires du régime passager, une bureaucratie courageuse –une bureaucratie nouvelle.“ (Masaryk et Beneš sur la bureaucratie, JUDr. Milan Navrkal, CSc., p. 132-133)

16. Le sociologue de l’intelligentsia Arnošt Bláha souligne le rôle de la raison, de la culture et de la moralité et l’importance de l’école et de l‘éducation. Ce sont avant tout les établissements éducatifs et culturels, qui la transmettent à de nouvelles et nouvelles générations, qui répandent la culture au sein de l’Etat. Y font principalement partie les écoles. L’idéal d’une bonne école ne peut toutefois être que la maturité sociale et culturelle. Cela devrait également s’appliquer pour l’action des médias de masse, qui correspondent au besoin basique d’une bonne orientation. La conscience morale n’est pas qu’une éthique de jugement, c’est un sentiment vertueux, une volonté et des actes. En effet, de nombreuses lois, comme il a déjà été dit, ne créent pas la moralité. Les lois ne peuvent que la soutenir. Sans éducation plus systématique dans les écoles et les familles, la moralité au sein de la société faiblira et disparaîtra. (Innocence Arnošt Bláha –sociologue tchèque de l’intelligentsia. PhDr. Ivan Holý, p. 138)

17. Selon TGM, le but de l’école démocratique ne peut pas être que les connaissances, mais le développement de toute la personnalité de l’homme, y compris sa socialisation. Le système scolaire doit créer un organisme harmonieux, regroupant l’éducation générale, spécialisée et philosophique, doit se préoccuper de sa direction globale et de son sens. Les disciplines éthiques, l’éducation au patriotisme et l’éducation morale fondée sur les idéaux humanistes doivent avoir une position importante. En 1930, dans un discours aux enseignants, TGM déclara: „Vous vous référez en tant qu’enseignants à Komenský. Celui-ci…voyait dans l’école et l’enseignement un remède contre les maux de son époque, et, cette fois-là, le mal était partout présent. Aujourd’hui également se décide soit être pour la violence ou soit pour la discussion, l’information, l’entente. Soit Komenský soit un Gengis Khan, nous n’avons rien d’autre en politique.“ (La formation du système scolaire tchécoslovaque sous la Première République. (Mgr. Radim Štěrba, DiS. p. 139-142)

18. Dans notre pays, il n’existe pas de média public indépendant avec un vaste champ d’action qui s’efforcerait de donner des informations objectives. Le principal acquis des technologies de la Révolution de velours des années quatre-vingt-dix a été le signal général que tout était permis, que les escroqueries, crimes et hautes trahisons ne seraient pas punis, mais récompensés. Des gens qui ont abusé de leur poste privilégié au pouvoir sont devenus l’„élite“. Les autorités morales et intellectuelles nécessaires dans toute notre société manquent jusqu’à aujourd’hui. Le résultat est une situation pour laquelle personne n’endosse de responsabilité. Les millions de dettes publiques et civiles sont terribles, mais nos dettes morales sont toutefois bien plus grandes. (Č. Hofhanzl, député d’après novembre 1989. Svědomí, 7. 6. 2006, p. 153)

19. Le mot d’ordre de la souveraineté de la nation et de l’Etat était jadis en opposition avec le pouvoir central papal et impérial, de nos jours l’Etat souverain est la dernière défense contre l’action de démolition de la globalisation sur la société démocratique humaniste, tout comme le dernier espoir pour la préservation de la civilisation humaine existante et de la culture fondée sur l’autodétermination démocratique. (JUDr. Jan Pinz, Ph.D., p. 200)

20. Et ce qui me pèse à moi personnellement sur le cœur, c’est le problème de l’éducation, de l’école et de quelque chose que nous pouvons – et devrions! – désigner comme le code de la pensée humaniste. (Prof. PhDr. Zdeněk Beneš, CSc., p. 216)

21. L’histoire contemporaine devient toujours plus un concours entre l’éducation et la catastrophe. (H. G. Wells, p. 218)

22. Masaryk se réclame du caractère naturel et du droit naturel, de la démocratie et de l’humanité, honore le travail et le progrès, l’humanité et la simplicité, refuse tous les privilèges et avantages, familiaux ou patrimoniaux. Il va vers un anoblissement du propre peuple des Tchèques et des Slovaques, vers une solidarité slave et de l’humanité tout entière. Il envisage une fédération future des nations. (p. 219) Citation de Platon : „Il ne peut y avoir de fin des malheurs tant que les philosophes ne deviennent pas des gouvernants et ou les gouvernants des philosophes.“ Masaryk n’avait pas encore vécu le niveau actuel d’état de crise de la civilisation euro-américaine, les déséquilibres s’accroissant entre les gens et les peuples entre eux et entre la nature et l’homme. Mais il luttait déjà avec persévérance contre l’irresponsabilité économique libérale, se faisait le chantre de la force des principes moraux et comprenait la démocratie comme l’administration des choses publiques par le peuple et pour le peuple, nullement en tant qu’un service rendu à la main imprévisible et „invisible“ du marché. Masaryk savait que le libéralisme indifférent menace l’idée même de justice et d’humanité. De nos jours, Masaryk „n’a rien à dire“ uniquement à ceux qui s’intègrent de manière opportuniste au système géré par l’oligarchie européenne ou internationale, qui prend part de manière ininterrompue à la campagne de dévalorisation des valeurs nationales, que ce soit sous la régie du revanchisme des Allemands des Sudètes, de l’européisation intolérante ou de la globalisation méprisante. Comment est le présent? Une étape d’incertitude, d’imprévisibilité, de vague, d’invalidité, de chaos administré et spontané, d’anarchie et de trouble, de négation et de nihilisme. Les forces harmonieuses ont diminué, l’arrogance, la décomposition, la corruption, le calcul, la brutalité, la criminalité, le militantisme ont augmenté. Le sociocentrisme de jadis a été remplacé par l’égocentrisme. (p. 222) Aucun régime ne dure de manière permanente et ne réussit s’il se satisfait d’une détention violente du pouvoir, s’il ne procure pas à ses citoyens le niveau satisfaisant d’auto-réalisation libre et de participation sociale, s’il ne veille pas au respect de la raison critique et de la conscience honnête. Pour Masaryk, il s’agissait avant tout d’élever l’âme par l’éducation et la culture. Il savait depuis longtemps que, pour être heureux, nous n’avons pas besoin de palais, de consommation illimitée, du luxe des jouisseurs et de pseudo-culture moralement basse. Il savait que nous avons besoin pour être heureux d’idéaux, qui remplissent la faim de l’âme et élèvent l’esprit humain . (p. 223) (Prof. PhDr. Stanislava Kučerová – Du sens de notre histoire)

23. Prof. PhDr. Bohumír Blížkovský, Csc. Les valeurs de Masaryk déterminantes pour le 21ème siècle. De nombreux faits témoignent que les événements d’après novembre 1989 vécus jusqu’alors ne se rattachent pas comme il convient au véritable héritage de Masaryk. Les continuateurs et partisans de T. G. Masaryk, M. R. Štefánik et E. Beneš ne sont souvent pas parvenus au pouvoir, mais bien plutôt ceux qui les ignorent ou leurs opposants. Le démocratisme réel a été remplacé par une libéralisation sans borne et un effort de restauration de conditions dépassées depuis longtemps. L’absence d’une culture démocratique est autodestructrice. Il y a peu, le protecteur public des droits de République tchèque, Otakar Motejl, a lui aussi averti contre une nouvelle barbarisation de la société par un approfondissement de la crise des valeurs. Le plus dangereux est la misère spirituelle qui s’accroît. Il est grand temps de corriger cet état de fait. Le monde entier a probablement une dernière chance de redevenir sage. Savoir si vaincra l’espoir d’une “révolution des têtes et des cœurs“ ou l’emporteront les risques globaux existentiels sans précédent du culte de Mamon et du pouvoir, dépend également de nous. Au centre du réalisme critique de Masaryk se trouve la valeur de la vérité, des connaissances solides, de la recherche de la sagesse vers un profit général. Le processus est simple et efficace: il est basé sur une évaluation de ce qui est et va vers ce qui doit être, ce qui est nécessaire et réellement possible. Notre retard par rapport aux pays avancés se prolonge dangereusement et grandit dans une déchéance morale. Notre présent est caractérisé par un soutien insuffisant du bien général et une tolérance trop grande du mal. Le démocratisme humaniste de Masaryk fait partie des idéaux universels de pointe et des valeurs d’instinct de conservation de l’humanité contemporaine. Les contradictions prédominantes d’aujourd’hui remplacent toutefois l’approfondissement permanent de la démocratie plutôt par l’évacuation de cette dernière. Le test le plus difficile attend probablement la démocratie au cours de ce siècle. Le plus grand risque est la concentration inouïe et la monopolisation menaçante d’un mégapouvoir global insuffisamment contrôlé. Le plus grand – peut-être dernier – espoir du 21ème siècle est, par conséquent, une démocratie sage et performante. Je ne fais que rappeler quelques thèmes correcteurs.
- Masaryk souligne la mission humanisatrice de la démocratie. La démocratie doit être la culture permanente du monde extérieur et intérieur de chaque homme, l’optimisation permanente de l’ensemble du monde humain.
- Il manque à notre démocratie post-novembre 1989 le plus important, de vrais démocrates, plus de citoyens mâtures et actifs et des politiciens honnêtes fiables. Sans eux, la démocratie ne fonctionne tout simplement pas. La démocratie réclame donc un enseignement efficace, une éducation systématique à la démocratie. „La révolution des têtes et des cœurs“ est plutôt remplacée pour le moment par l’explosion des publicités, des instincts et des contre-vérités.
- Si l’administration démocratique doit avoir un sens et du rendement, elle doit être sage et responsable. Si nous perdons la tête et le caractère, tout est „parti“ – disait Masaryk. Le trafic actuel des audits et des expertises n’a que très peu de choses en commun avec cela.
- La recherche des solutions optimales suppose une discussion factuelle libre, nullement un brouillard perpétuel vide. Les commentaires objectifs des médias sont des plus rares, la „censure par le silence“ taisant la substance, est plus fréquente. Les risques de manipulations médiatiques sont chez nous déjà si dangereux, qu’il est indispensable d’imposer le plus rapidement possible l’interdiction législative de la possession majoritaire des principaux médias par un capital étranger, à l’exemple de la France, du Canada et des USA. Sans information, tout s’écroule!
- Renforcer la démocratie directe: initiatives citoyennes, autogestion, élections directes des maires et du président; imposer un référendum général local et national sur les problèmes essentiels.
- Permettre la révocation de ceux qui ne remplissent pas les promesses préélectorales et les programmes.
- Prendre soin du bien général. Evincer la politicaillerie utilitaire à base de confrontations, la corruption, les autres pratiques mafieuses, les faux chefs démagogiques, les valets serviles et l’apathie passive et la soumission des citoyens.

24. Des idées de T. G. Masaryk: (p. 250)
- La seule voie pour sortir de la crise est le retour à une vraie moralité et à la démocratie.
- Le désintérêt, l’indifférence sont pire que l’ignorance.
- Le problème d’aujourd’hui n’est pas qu’économique et politique, mais bien plutôt avant tout moral.
- Sans éducation démocratique, il n’y a pas de démocratie.

25. Le culte de Mamon et du pouvoir est le plus dangereux, il menace tous et tout de manière existentielle. (p. 254)

26. Sur une échelle sur laquelle zéro signifie une corruption nulle et 5 la corruption la plus élevée, la République tchèque a reçu en 2008 la note de 4,3. Elle occupait la troisième plus mauvaise place dans une échelle de 26 pays. (Transparency International, p. 254)

27. La Banque nationale tchèque a informé que la dette extérieure de l’Etat avait atteint en 2008 1,5 billion de CZK, c’est-à-dire presque 150 mille CZK par habitant. Les intérêts seuls se montent à 50 milliards de CZK. (p. 255) L’alcoolisme en République tchèque est en hausse brutale. La dépendance aux drogues de la population de la République tchèque est la plus importante d’Europe. En 2006, presque 100 milliards de CZK ont été joués aux loteries et jeux de hasard (p.257) Les manifestations négatives sont sous-estimées... nous vivons une crise des valeurs… la barbarisation de la société menace. (O. Motejl, Protecteur public des droits de République tchèque, p. 259)


Les extraits du recueil provenant de la conférence organisée à l’occasion du 90ème anniversaire de la naissance de la République tchécoslovaque à Brno les 22 et 23 octobre 2008 ont été sélectionnés et classés par František Venzara en juillet 2009.

 

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